Les prix de l’immobilier ne cessent d’augmenter, mais où est la limite ?

Les experts mettent en garde contre une soi-disant « surchauffe » du marché du logement due à des limites de prix non réglementées.

Une surévaluation de l’immobilier en termes de prix pourrait également jouer un rôle dans la croissance apparemment incontrôlée des prix.

La BCE met en garde contre la surchauffe des marchés immobiliers

La politique de hausse des prix de l’immobilier a cessé depuis longtemps d’être une question nationale.

S’il est vrai que les loyers et les prix d’achat dans les grandes villes allemandes comme Munich, Hambourg, Stuttgart et aussi Berlin atteignent des sommets vertigineux, la situation ne se limite pas à l’Allemagne.

Partout en Europe, les experts avertissent que les prix de l’immobilier augmentent de façon exorbitante.

Cela a de graves conséquences, non seulement pour le consommateur, qui s’endette et qui, statistiquement parlant, aura besoin de 15 à 20 ans pour rembourser le prêt hypothécaire.

Après tout, il a depuis longtemps cessé d’être un problème au niveau individuel comme l’endettement des consommateurs individuels, mais a pris les proportions de la dette nationale.

Les budgets nationaux en Europe sont déjà grevés, car de plus en plus de consommateurs ont besoin de niveaux de crédit élevés.

En outre, les États eux-mêmes, en tant qu’investisseurs dans l’immobilier, par exemple à des fins commerciales, ont accumulé des dettes plus massives que les années précédentes.

Les experts de la BCE (Banque centrale européenne) avertissent donc depuis plusieurs années qu’une nouvelle augmentation des prix de l’immobilier et, par conséquent, un niveau d’endettement toujours croissant des ménages des États membres de l’UE n’est plus viable.

Cependant, pour l’instant, il ne semble pas qu’il y ait de limite de prix sur le marché de l’immobilier ou que les prix se stabilisent.

Les raisons de la hausse constante des prix de l’immobilier depuis des années, et donc de l’endettement des ménages dans de nombreux États membres de l’UE, sont principalement dues à une surévaluation des propriétés.

Non seulement les propriétaires, mais aussi les agents immobiliers professionnels surévaluaient notoirement les biens immobiliers et exigeaient des prix disproportionnés.

Selon les experts, cela a entraîné une augmentation des prix d’achat ainsi qu’une hausse des loyers, car les investisseurs doivent compenser les prix d’achat élevés par une augmentation des loyers.

Un autre problème est la dynamique de l’évolution des prix. Non seulement l’augmentation du niveau de la dette entraîne des problèmes évidents au niveau de l’UE, mais une chute soudaine des prix pourrait également être dangereuse.

Les experts avertissent que si la bulle immobilière éclate, les banques de financement auront un problème.

De plus, les banques de l’ombre et les fonds spéculatifs ont également une influence sur la dynamique de l’évolution des prix de l’immobilier, avertissent les économistes.

Le Comité européen du risque systémique (CERS) a déclaré dans un rapport annuel que le climat de hausse des prix de l’immobilier représente l’un des plus grands risques de stabilité pour les budgets nationaux et les banques de financement.

Que fait le CERS ?

Certaines personnes ont entendu pour la première fois le nom de Comité européen du risque systémique (CERS) en rapport avec le débat sur la dette.

Cela s’explique par le fait que le consommateur ne sait pas grand-chose sur la création du registre et sa fonction. L’ESBR a été créé en 2010 en réponse à la crise financière.

Sa mission consiste à fournir des avis d’experts en tant qu’outil de prévision économique sur les risques éventuels pour la stabilité que représente l’endettement des budgets de l’UE.

La hausse des prix de l’immobilier pose un tel risque pour la stabilité, estiment les experts de cette commission.

Toutefois, la situation dans les différents États membres de l’UE est encore très différente : En Allemagne, la croissance des prêts pour l’immobilier commercial serait stagnante, voire négative dans certains cas.

Il est toutefois important de garder un œil sur cette évolution, car elle pourrait tôt ou tard entraîner de sérieux changements au sein des budgets nationaux. Aldi sur le marché du logement : L’appartement au rabais arrive-t-il maintenant aussi à Francfort (Oder) ?

Conclusion 

L’augmentation des prix de l’immobilier en Europe n’est pas seulement un problème pour les consommateurs, mais maintenant aussi pour les budgets nationaux.

L’endettement des ménages nationaux et la demande croissante de financement des banques avec des montants de crédit élevés représentent un risque de stabilité.