L’augmentation drastique des loyers dans la plupart des villes, et surtout dans les régions métropolitaines, est devenue si courante qu’elle va de soi, bien que désagréable. Des analyses récentes de la situation du marché du logement montrent maintenant où le logement est particulièrement cher. Le loyer moyen est fixé par rapport au revenu net moyen. Il montre que les habitants des agglomérations consacrent pratiquement la moitié, parfois les deux tiers de leurs revenus au loyer. Cette situation n’est pas sans conséquences, même pour l’économie nationale.

Les loyers disproportionnés entraînent une baisse du pouvoir d’achat

Quiconque doit consacrer plus de 30, voire 50 % de son revenu au loyer mensuel n’a manifestement qu’un problème, celui de son pouvoir d’achat. Après tout, le pouvoir d’achat moyen des ménages diminue logiquement dans la même proportion que les loyers augmentent et constitue un poste de plus en plus important du budget mensuel. La conséquence est également que les biens de consommation sont moins consommés partout et que l’on prête de plus en plus attention au prix de tous les articles, de la nourriture aux produits de luxe en passant par les vêtements.

La hausse des loyers et la baisse du pouvoir d’achat qui en résulte pour de nombreux ménages allemands font que les offres à bas prix dans le commerce de détail constituent un segment de plus en plus large pour presque tous les groupes de produits. Les grossistes saluent cette tendance à l’épargne comme un sport populaire, mais les magasins spécialisés, les détaillants et les commerçants, qui ne peuvent pas rivaliser avec les offres des discounters, sont soumis à une pression massive.

Marché immobilier : des transactions toujours à un niveau record

Certains salariés sont agacés de n’avoir plus que de l’argent de poche sur leur salaire durement gagné après déduction du loyer. Cette misère est très répandue : selon des études actuelles, le déséquilibre budgétaire touche déjà un citoyen sur trois, dans les zones métropolitaines bien plus. La vie est tellement chère ici. Cartes noires pour le bonheur des locataires : des analyses nationales de la situation du marché dans le secteur immobilier montrent où vivre est désormais particulièrement cher.

Les bords de la république, l’extrême nord et le sud chic sont particulièrement coûteux pour les locataires. Sur certaines villes, 60 mètres carrés coûtent 780 euros, le froid. Ces loyers froids signifient que les bas salaires, en particulier, ne pourront bientôt plus s’offrir le pays des riches et des beaux et qu’ils déménageront. Mais cela signifie aussi que l’infrastructure, qui dépend aussi et surtout des emplois à bas revenus dans le secteur de la restauration et de l’hôtellerie, est en train de changer et changera bientôt de façon notable.

Les conditions dans le sud de la république sont tout aussi fatales : les bas salaires doivent consacrer en moyenne 53 % de leur salaire au loyer. Fondamentalement, les grandes villes sont toujours plus chères, aussi et surtout pour les petits appartements, que les personnes à faible revenu louent généralement. En effet, c’est là que les propriétaires font en moyenne les meilleures affaires, car les prix au mètre carré des petits appartements sont plus élevés en termes relatifs et ces appartements génèrent donc plus de rendement.

La Bundesbank met en garde contre les objets hors de prix

Le secteur de l’immobilier voit la fin de la folie des prix d’une joie, l’autre souffrance : les personnes à faibles revenus sont également en dernière place dans le classement des locations. Beaucoup s’installent à la campagne, où la vie ne dévore pas encore la totalité des revenus. Les loyers ont augmenté de façon spectaculaire ces dernières années, à tel point que certains ménages doivent verser plus de la moitié, voire plus des deux tiers de leur revenu disponible au propriétaire. La situation frappe particulièrement les personnes à faibles revenus, des centaines de milliers d’entre elles allant travailler presque exclusivement pour payer leur loyer. Conséquence : le pouvoir d’achat chute, ce qui a aussi des conséquences économiques.